Par Christophe Bobiokono – cbobio@gmail.com
On est bien loin de l’époque où la toile annonçait un verdict surréaliste à la veille de chaque audience de l’affaire Emmanuel Leubou devant le Tribunal criminel spécial (TCS). Les internautes étaient alors informés à chaque fois que le célèbre informaticien avait été condamné à la peine incongrue de «104 années de prison». Ces messages laissaient croire que l’ancien chef de la Cellule informatique de la Direction des dépenses des personnels et des pensions (Ddpp) du ministère des Finances (Minfi) s’était octroyé, au moyen de montages frauduleux, jusqu’à 2.601 salaires à lui tout seul pendant de longues années, soit plus de 400 milliards de francs d’un détournement de fonds publics totalement imaginaire. Le manège recommençait à la veille de l’audience suivante, alors que le vrai procès Leubou était encore en pleine instruction, contribuant à accroitre la renommée de l’informaticien que certaines personnes n’hésitèrent pas à dénommer le Madoff camerounais.
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