Par Emile Kitong – ekitong@gmail.com
«A l’allure où vont les choses, on n’aura pas encore achevé avec la cross-examination à la fin des 15 années de prison de ma première condamnation…» L’homme qui s’exprime ainsi s’appelle Charles Metouck. Ancien Directeur général de la Société nationale de Raffinage (Sonara) du Cameroun, il répond aux questions posées par les avocats de cette société, dans le cadre du procès qui lui est intenté depuis neuf années, en compagnie de quelques-uns de ses anciens collaborateurs devant le Tribunal criminel spécial (TCS). Depuis la veille, 10 mars 2026, il s’explique sur un supposé détournement de fonds publics relatif à l’augmentation de son salaire, ainsi que de ses avantages et autres primes, augmentations intervenues en 2009. C’est en tout environ 338 millions de francs que l’Etat lui reproche d’avoir indument empochés en termes de salaires et avantages seulement. Son problème ? C’est que le procès tourne en rond et il lui est sans cesse posé les mêmes questions auxquelles il a déjà apporté des réponses. L’accusé contient à peine sa colère.
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