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Accueil L'Affaire

Affaire Martinez Zogo : Ils dédouanent Eko Eko en accablant Justin Danwé

TEMOIGNAGES. Après une très longue série d’audition des hommes des médias, qui a donné l’impression que le procès ronronnait, l’affaire Martinez Zogo a été relancée par le passage devant la barre de deux anciens directeurs de la Dgre. Le Commissaire divisionnaire de Police James Elong Lobe, prédécesseur du colonel Justin Danwé au poste de Directeur des opérations (DO), et l’ingénieur des télécommunications Moudie épouse Bassomo Emmanuella, cheffe de la Division de la surveillance électronique (DES) ont été interrogés respectivement comme 17e et 18e témoins du Commissaire du Gouvernement. Ils ont révélé le fonctionnement interne de ces deux services opérationnels de l’institution, mettant tous en mal la version des faits de l’accusé Danwé. Ces témoignages ont donné lieu à de nombreuses tensions avec certains accusés, qui témoignent de leur importance. En attendant la prochaine audience prévue les 26 et 27 janvier 2016, Kalara revient en détail sur ces deux témoignages et offre une petite analyse pour une bonne compréhension de l’évolution d’un procès qui est loin d’être achevé.

Alfred William Par Alfred William
19 janvier 2026 - Updated On 6 mars 2026
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Les raisons cachées de l’extraction de Maxime Eko Eko de sa cellule à Kondengui
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Un compte-rendu de Christophe Bobiokono

1. L’affrontement de deux anciens directeurs des opérations
Très calme depuis le début du procès public de l’affaire Martinez Zogo, en mars 2024, le lieutenant-colonel Justin Danwé a montré un tout autre visage de sa personne le 6 janvier 2026. Le procès, qui se déroule devant le Tribunal militaire de Yaoundé (TMY), était rendu à la phase du contre-interrogatoire du commissaire divisionnaire (CD) de Police James Elong Lobe, Conseiller technique N°1 à la Direction générale de la Recherche extérieure (Dgre) à l’époque des faits, qui a comparu en qualité de témoin de l’accusation, le 17e appelé devant la barre. Et c’était au tour de l’accusé Danwé de lui poser ses questions. L’officier supérieur de gendarmerie s’est longtemps laissé aller à des disgressions sans rapport véritable avec le procès, mais visant à montrer que M. Elong Lobe, pratiquement considéré comme un larbin, n’était là que pour obtenir la disculpation de leur ancien patron, l’accusé Léopold Maxime Eko Eko, qui est poursuivi comme on le sait en qualité de présumé commanditaire de la disparition brutale de Martinez Zogo.
Evoquant l’époque où le CD Elong Lobe était en service à la police avant son détachement à la Dgre en 2010, M. Danwé a insinué que le témoin avait fait éviter à M. Eko Eko sa radiation de la Police alors qu’il avait des problèmes avec le patron de ce corps. En amorce de sa réponse, le témoin a fait ce commentaire : «Cette question prouve combien il y a des cases qui manquent à sa formation d’agent de renseignement…». Une déclaration qui a suscité une vive objection de Me Jacques Mbuny, l’avocat de M. Danwé, et le chahut de quelques autres avocats. Le tribunal a dû intervenir pour appeler le lieutenant-colonel et le commissaire divisionnaire à plus de courtoisie dans leurs échanges. Il n’empêche : l’accusé Justin Danwé traitera encore le témoin d’incompétent venu à la Dgre «dans les valises de M. Eko Eko», n’hésitant pas à l’appelé «Toto». Il a même suggéré dans des termes difficiles à répéter que M. Eko Eko et M. Elong Lobe entretenait une relation extraprofessionnelle…

Eko Eko ignorant
Cet échange tendu devant la barre, entre les deux hommes, traduit toute l’appréhension que M. Danwé a dû avoir à propos du témoignage de M. Elong Lobé devant le TMY dans l’affaire Martinez Zogo. Le commissaire divisionnaire, prédécesseur du lieutenant-colonel à la fonction de Directeur des opérations (DO), avait été le chef hiérarchique direct de ce dernier pendant longtemps. Déjà promu Conseiller technique à l’époque des faits relatifs aux malheurs de l’animateur-radio, M. Elong Lobe avait été fait coordonnateur des activités de la DO à la suite d’une note de service signée le 21 novembre 2021 (voir encadré). «Je recevais les rapports de M. Danwé jusqu’à février 2023 et je lui transmettais les instructions du DG de cette date jusqu’en février 2023», a dit le témoin pour expliquer son rôle. C’est sans doute de ce fait que M. Elong Lobe est apparu comme un témoin clé de l’accusation dans l’affaire Martinez Zogo.
Avant d’affronter M. Danwé devant la barre, le 6 janvier 2025, le commissaire divisionnaire a d’abord été auditionné par le ministère public, le 17 décembre 2025 (puisqu’il est passé dans le box des témoins à deux reprises), et par tous les avocats impliqués dans le dossier qui l’ont souhaité, en plus de M. Eko Eko. Tout au long de ces différents échanges, il a exclu totalement l’implication possible de la Dgre dans l’enlèvement et l’assassinat de Martinez Zogo. «C’est une mission inconnue de la Dgre : cette mission n’existait pas», a-t-il martelé de façon invariable au moins une bonne douzaine de fois. «A mon niveau de responsabilité, je n’ai jamais été informé (de l’affaire Martinez Zogo dont il n’a jamais prononcé le nom) sous quelque forme que ce soit, ni avant, ni après. Je l’ai découverte comme tout le monde sur les réseaux sociaux», a-t-il témoigné.
Il a aussi dit de façon constante, sur la base de la note de service du 12 novembre 2021, que M. Eko Eko était ignorant cette affaire. «Si je n’étais pas informé, le DG ne l’était pas», a-t-il précisé. Par ses réponses aux questions posées, le témoin a déconstruit presque tout de la version des faits du lieutenant-colonel Danwé, qui a toujours déclaré avoir planifié et exécuté «l’opération Martinez Zogo» suite à un ordre verbal reçu de son ancien patron, Léopold Maxime Eko Eko. Qui a toujours témoigné l’avoir fait sans laisser la moindre trace écrite dans le service. Sans obtenir un financement de l’opération de la part du DG. En essayant de «sous-traiter» l’opération par le recours aux «gros bras de la gendarmerie». En louant chez un tiers un engin roulant, le fameux Prado… Pour le témoin, qui l’a martelé tout au long de son audition en faisant référence «aux usages du service et aux pratiques procédurales» en vigueur, il s’agit d’un scenario totalement impossible pour une mission de la Dgre.

Des ordres toujours écrits
M. Elong Lobe a été catégorique lors de son témoignage : la DO ne pouvait mener quelque opération que ce soit en l’absence d’un «ordre d’opérations» validé par l’ancien DG. Après avoir expliqué que «certaines missions étaient portées par un dossier d’analyses déjà faites et d’autres contenues dans des correspondances de la très haute hiérarchie», il a précisé aussi qu’il y avait des missions «suscitées par le traitement de certains dossiers où le caractère écrit n’était pas toujours formel.» Puis, il a déclaré «qu’il revenait à chaque fois au DO de formaliser un plan d’opérations à soumettre au DG pour approbation». Parlant spécifiquement des «ordres reçus verbalement», il a martelé que lesdits ordres «devaient être transcrits dans un ordre d’opérations qui devait être validé par le DG avant sa mise en exécution». Une façon de dire que l’écrit était incontournable. Et cela, quelle que soit l’urgence de la situation à régler !
Parlant de financement des opérations de la Dgre, le CD Elong Lobe a été sans nuance : «La DO n’a pas une caisse noire ou un coffre-fort à sa disposition pour engager les missions à son initiative». En répondant au conseil de l’Etat, il a ajouté que «le DO n’a pas besoin d’utiliser des ressources personnelles ou extérieures pour une opération : il n’en a pas besoin». Il a d’ailleurs ajouté que les opérations étaient lourdes et coûteuses. Elles étaient prévues dans l’ordre des opérations. «Dans l’ordre d’opérations, la rubrique « Moyens financiers » est imprimée en dehors du reste du document. C’est le montant sollicité qui est validé par le DG. En fonction de l’analyse de l’opération, on peut avoir différentes rubriques. C’est l’accord sur cette page des moyens financiers qui vaut validation de la mission et déblocage des moyens financiers», a-t-il encore expliqué. Des documents dont des copies sont classées dans les parapheurs et chronos du secrétariat du DO, a-t-il précisé plus tard.
Le témoin a par ailleurs exclu le recours aux emprunts aux tiers, s’agissant des moyens matériels mobiliser lors des missions, par souci de discrétion notamment. Il a déclaré que la DO dispose d’un parking opérationnel adéquat, tout en précisant que ce matériel «ne pouvait bouger qu’avec l’autorisation du DG». Il en est de même de l’utilisation des armes. Il a ajouté que «tous les moyens roulants engagés dans une opération doivent quitter la Dgre en réservoirs pleins, en plus des frais de carburant». Ce n’était pas le cas dans l’affaire Martinez Zogo. «Lorsqu’il y avait manque, a-t-il poursuivi, les moyens étaient débloqués pour obtenir le matériel quelle que soit l’heure, si la mission était urgente». Et d’appuyer sa déclaration par un témoignage : «A mon époque, on a acheté des voitures de nuit. Pendant 9 ans, je n’ai jamais signé un acte de réquisition à autrui».

«Sous-traitance»
Répondant au sujet de la mobilisation des hommes dans les opérations de la Dgre, le témoin a vivement critiqué le casting opéré par M. Danwe dans le cadre de l’affaire Martinez Zogo. Sous la supervision de M. Eko Eko, une telle équipe n’aurait jamais pu être validée, a-t-il dit. Sa critique concerne d’abord le fait que la grande majorité des hommes mobilisés sont originaires du Nord Cameroun, la région d’origine de M. Danwé. Il a ensuite stigmatisé l’intégration dans l’équipe des agents qui étaient en stage ou en service ailleurs qu’au siège de la Dgre, «le colonel Danwé n’ayant aucun pouvoir pour mettre des agents de la Dgre en mission». Il s’est étonné que le colonel se soit affranchi de l’obligation de désigner un officier à la tête de l’équipe déployée sur le terrain, en violation des procédures. «Ce qui est arrivé ne cadre pas avec la pratique et les procédures de notre service», a-t-il commenté.
De même, le CD a écarté tout aussi catégoriquement toute possibilité de recourir aux hommes externes à la Dgre pour une opération de la Dgre. Parlant du concept de la «sous-traitance» utilisé par M. Danwé lors des enquêtes, il a dit en avoir entendu parler que lorsqu’une opération ne cadrait plus avec les missions de la Dgre (par exemple une enquête judiciaire) ou lorsque cette institution n’a pas la capacité d’affronter la menace à traiter (par exemple un groupe terroriste ou une milice d’envergure). A ce moment-là, a-t-il expliqué, le dossier est transmis pour la suite de son suivi, en fonction de la situation, soit à la police, soit à la gendarmerie, soit au BIR ou à l’armée. Il a totalement récusé le fait de recourir aux gros bras. «En 15 ans de Dgre, je n’ai jamais vu ni entendu un tel montage. Jusqu’à la dernière arrestation (de ses anciens collaborateurs), je peux vous dire que je n’y croyais pas».
A certains moments de son témoignage, le commissaire divisionnaire Elong Lobe a refusé de répondre à certaines questions, considérant soit qu’il n’avait pas l’autorisation pour le faire, soit qu’il était confronté aux restrictions légales ou déontologiques propres à la Dgre. Mais, il a précisé, devant certaines questions, dont celles de l’avocat de M. Danwé, qu’il devrait être au courant de tous les dossiers de la DO à partir du moment où il avait été désigné coordonnateur de cette direction par note de service, mais il a dit qu’il ne pouvait pas affirmer que le DO et le DG n’avait jamais eu des contacts à son insu. S’il est resté intransigeant sur l’existence des usages et procédures en vigueur à la Dgre, il a reconnu, sous le feu des questions, qu’il n’y avait pas de manuel de procédure à proprement parler.

Guérandi Mbara…
Certaines des questions posées au témoin par Me Mbuny, l’avocat du colonel Danwé, ont suggéré que M. Elong Lobe et M. Eko Eko avaient des rapports particuliers, notamment pour être tous arrivés à la Dgre en 2010 en provenance de la Dgsn. Une autre partie de ses questions ont entretenu l’idée d’une inimitié entre le colonel Danwé et le témoin, l’avocat laissant par exemple entendre que le commissaire divisionnaire n’avait pas souhaité que sa succession au poste de DO bénéficie à la promotion du lieutenant-colonel. Le conseil a aussi insinué que le témoin était impliqué dans l’enlèvement de Martinez Zogo, déclarant qu’il avait été repéré dans la zone de Ngousso la nuit le 17 janvier 2023. Il l’a interrogé sur la présence d’une caméra de surveillance dans le bureau du DO, depuis la nomination de M. Danwé au poste. Une situation que le témoin a dit méconnaître. Cet avocat a même évoqué l’idée de l’existence d’un «conflit d’intérêt» chez le CD Elong Lobe dans l’affaire Martinez Zogo…
On comprend aisément, qu’a partir du témoignage de M. Elong Lobe, le colonne Justin Danwé ait fait le choix du dénigrement et de l’invective au moment de le contre-interroger. L’une des rares questions posées par l’accusé au témoin en rapport direct avec le procès, concernait une précédente déclaration relative à l’obligation de désigner un officier des forces de défense et de sécurité à la tête de l’équipe envoyée en opération sur le terrain. Le colonel l’a fait en prenant à témoin l’adjudant-chef Ebo’o, l’accusé qui avait dirigé l’équipe chargée d’enlever Martinez Zogo. Ce dernier s’est bruyamment offusqué, estimant qu’il ne faisait pas partie d’un quelconque syndicat des accusés. Mais non seulement le témoin a maintenu son propos, expliquant plus tard que son contradicteur avait manqué de nombreuses formations du métier d’agent de renseignement, privilégiant sa carrière à la gendarmerie. Et qu’il était moins outillé que de nombreux autres collègues moins gradés, qui savent mieux constituer une équipe de mission répondant aux exigences de la maison.
«Est-ce que toutes les missions contre les journalistes obéissent à l’exigence d’un ordre d’opérations ?» «Est-ce que la mission menée contre un ancien capitaine putschiste avait un ordre des opérations ?» Devant ces dernières questions dont la dernière fait référence à Guerandi Mbara, visant toutes à embarrasser le témoin, le CD Elong Lobe a répondu de la même façon : «Je ne sais pas de quoi vous parler.» L’affrontement judiciaire entre le lieutenant-colonel et le commissaire divisionnaire s’est donc achevé comme il avait commencé : sous une tension à couper au fil.

2. Quand le colonel Danwé court-circuite
Sous ses airs de fausse innocente, Mme Moudie épouse Bassomo peut souvent se transformer en un redoutable ouragan. De passage au Tribunal militaire de Yaoundé le 7 janvier dernier dans le cadre du procès concernant la disparition brutale de Martinez Zogo, il y a trois ans, la jeune dame de 36 ans a montré de quoi elle est capable. Ingénieur des télécommunications de formation, elle a occupé plusieurs années durant la fonction de cheffe de la Division de la surveillance électronique à la Dgre. Elle était en service dans cette institution à l’époque de l’enlèvement suivi de la mort de l’animateur-radio. Et parmi les accusés, se trouvent deux de ses anciens collaborateurs de même que son ancien DG. C’est probablement pour tout cela qu’elle a été choisie par le Commissaire du gouvernement, chef d’orchestre des poursuites judiciaires, comme l’un des témoins de l’accusation. Elle est le 18e témoin de la série à venir répondre aux questions de toutes les parties prenantes dans le cadre de la procédure judiciaire concernant la disparition de Martinez Zogo.
Comme son ancien collègue, le commissaire divisionnaire Elong Lobe James, qui l’a précédée dans le box des témoins, l’ingénieur a déclaré que le service qu’elle dirigeait n’a jamais été mis à contribution, à sa connaissance, dans la préparation de l’opération Martinez Zogo. Mais elle se souvient avoir «appris la disparition de Martinez Zogo comme tout le monde», mais que c’est lors de l’enquête policière, devant la commission mixte gendarmerie-police, qu’elle avait été informée que des informations émanant de la Division de la surveillance électronique (DES) avaient été mises à la disposition du colonel Danwé. «Ce n’était pas conforme au fonctionnement du service», a-t-elle commenté. Les informations en question sont une fiche technique et une demande de localisation transmises clandestinement au Directeur des opérations (DO) par ses collaborateurs. Ce sont les deux seuls policiers poursuivis dans le dossier en jugement : le commissaire de police principal Saïwang Yves et l’officier de police principal Heudji Guy Serges.

Mme Moudie explique au tribunal qu’à l’époque des faits, « l’élaboration d’une fiche technique passait par un système de validation et d’instruction par le Directeur général». C’est un document dont le DG pouvait instruire d’initiative la production, mais aussi, d’autres responsables de la maison pouvaient solliciter l’élaboration de cette fiche technique. «Dans les deux cas, a-t-elle martelé, le DG restait au cœur du processus.» Pour bien se faire comprendre du tribunal, l’ingénieur des télécommunication a rappelé les usages à la DES : «pour l’élaboration d’une fiche technique ou d’une demande de localisation d’un numéro de téléphone, nous devrions recevoir l’instruction du DG. C’est ce qui était fait à l’époque», mais qui n’a pas été fait dans le cadre de l’affaire Martinez Zogo.
Le témoin s’est exprimé aussi, à la suite des questions posées, sur la traçabilité des données produites par son service et transmises à des tiers, dans le cas en jugement, M. Danwé. Elle a expliqué que le système est conçu pour laisser des traces sur tout ce qui est fait. «Nous ne procédions jamais à la suppression des données» et «nous avions un canal de transmission des données», a-t-elle déclaré, en précisant que ce canal n’était pas WhatsApp, mais essentiellement «une messagerie interne». WhatsApp, a-t-elle ajouté, n’était utilisé qu’accessoirement, «mais toujours dans un canal bien précis, au moment de l’exécution d’une mission». Elle a illustré son propos : «Lorsqu’il y a préparation d’une opération, les chefs des structures associées à ladite mission étaient intégrés dans un groupe whatsApp avec M. le DG». Et c’est dans ce groupe que les données émanant de la DES pouvaient être transmises.
Après avoir expliqué aussi qu’en cas d’opération complexe, le groupe whatsApp comptait nécessairement le DG, le DO, la DES et le Centre de situation, un service dont le rôle était de mettre en commun les contributions de toutes les autres structures lors de la préparation des missions complexes. Ce service disposait d’une salle pour l’exécution de ses missions, appelée justement centre de situation. Mais, dans l’affaire Martinez Zogo, Mme Moudié a assuré qu’elle n’a jamais été informée de la création du groupe whatsApp. Et qu’elle a appris, seulement à l’enquête policière, que ses deux collaborateurs avaient été directement associés à cette affaire par le DO. Or, précise-telle, «ces deux collaborateurs n’avaient pas les attributs pour fournir les informations». Ils ont donc sollicité d’autres collaborateurs, des techniciens, «pour garnir les informations contenues dans la fiche technique». Le plus grave, selon le témoin, c’est que M. Saïwang et M. Heudji ne lui ont jamais rendu compte de la mission pour laquelle ils avaient été sollicités par le DO.
Mme Moudie a été auditionné aussi bien devant la commission mixte que devant le juge d’instruction. Elle explique qu’en comparaissant devant le juge d’instruction, elle avait déjà menées des investigations, qui ont révélé que «dans la période du 6 et du 18 janvier 2023, il y avait eu des requêtes dans le système de la part de ses deux collaborateurs pour la géolocalisation du numéro de Martinez Zogo et l’élaboration d’une fiche technique du même numéro». Elle précise que le système était conçu de telle sorte qu’apparaissent à chaque fois le demandeur du service, la date et l’heure exacte de l’exécution des requêtes. Parallèlement, ses autres collaborateurs techniciens l’ont informée avoir exécuté les requêtes sur la demande de M. Saïwang et de M. Heudji.
Lorsqu’elle est questionnée pour savoir pourquoi elle juge que le comportement de ses collaborateurs, en faisant établir les fiches, était anormal, elle avance trois raisons : d’abord, elle aurait dû être informée au préalable. Ensuite, la fiche technique étant élaboré dans un objectif précis, celle produite dans le cas Martinez Zogo était imprécise. Enfin, l’élaboration de la fiche devrait passer par un mail pour les besoins de traçabilité ; ce n’était pas le cas. Le comble, ajoute le témoin, c’est que le colonel Danwé avait déclaré à l’enquête avoir reçu la fiche technique d’elle. Elle a dû être confrontée à lui pour cela, mais pas seulement : le DO avait aussi déclaré, dit-elle, qu’elle avait pris part à une réunion qui initiait l’opération Martinez Zogo. «En cas d’opérations, explique-t-elle, les réunions se font au Centre de situation, présidée par le DG. Et la situation pour laquelle on se réunit est présentée du point de vue de chaque direction. Et c’est pendant cette réunions que sont assignées les tâches aux directions présentes. Concernant l’affaire Martinez Zogo, nous n’avons pas eu ce type de réunion».

Confrontation avec Danwé
En fait, interrogé le 27 février 2023 devant la commission mixte, le colonel Danwé avait fait la déclaration suivante : «La géolocalisation de Martinez Zogo m’a été envoyée par Mme Moudié, qui n’est autre que la cheffe de la Division de la surveillance électronique. Celle-ci n’agit que sur instruction du Dgre. Personne d’autre ne peut lui donner ce type d’instructions… Je n’ai pas demandé cette fiche. Elle me l’avait envoyée elle-même, d’initiative, et j’avais compris que cela faisait suite à un ordre reçu du Dgre relativement à la mission confiée… Je ne me souviens pas quand j’ai reçu la fiche de la DES, mais c’était juste après que le DG m’ait confié la mission et quand j’ai commencé à en planifier l’exécution. Globalement, je pense que c’était en décembre (2022).»
Confronté le même jour à Mme Moudié et à M. Heudji Serges et autres, le colonel Danwé a retrouvé la mémoire : «J’avais dit dans l’une de mes déclarations que cette fiche technique m’avait été envoyée par la cheffe DES, mais, en réalité, c’était un trou de mémoire de ma part. En revanche, elle m’a été envoyée par mon collègue ici présent juste à côté dont je découvre le nom à l’instant, à savoir l’OP2 Heudji Guy Serges». Ce revirement, précise Mme Moudie, intervient parce qu’elle a résisté à l’enquêteur, le lieutenant-colonel Bialo, qui lui demandait d’acquiescer les propos du DO. Heureusement, dit-elle, qu’une telle transmission n’avait pas de trace dans son téléphone. A noter qu’auparavant, réinterrogé pour dire s’il avait sollicité l’officier de police Heudji pour obtenir la fiche technique, il était resté vague : «Je peux l’avoir sollicité (pour obtenir le fiche technique)», a-t-il dit. Lors de cette confrontation, M. Heudji reconnaît avoir manqué de rendre compte à la DES de la transmission de la fiche technique au DO.
Au cours de l’audition de Mme Moudie, Me Bambia, le conseil de M. Heudji et de M. Saïwang va se montrer particulièrement bouillant. Comme lors du passage de M. Elong Lobe James dans le box des témoins, l’avocat estime que le témoin est responsable de la situation de ses clients, qui sont embastillés pour rien, dit-il. L’ancienne cheffe de la Division de la surveillance électronique est accusée d’avoir déclaré que ses collaborateurs lui ont dissimulé la production et de la fiche technique et de la demande de localisation de Martinez Zogo et sa transmission à M. Danwé. Il est formel que la fiche technique n’aurait pas aidé le commando à enlever l’animateur-radio. Et que c’est l’usage d’un autre outil appelé «Imsi catcher» qui a servi à localiser l’animateur radio le jour de son enlèvement.

15 mille francs…
Si Mme Moudie affirme qu’elle ne sait pas en quoi «le document émanant de la DES aurait servi dans l’affaire Martinez Zogo», elle va prendre le contre-pied de l’avocat. Elle déplore d’abord les canaux de transmission des documents à M. Danwé utilisés par ses collaborateurs, au-delà du fait de l’avoir pas informée préalablement des requêtes formulées par le DO. «Les fiches techniques, explique-t-elle ensuite, lorsqu’elles sont associées à certaines données, peuvent parvenir à quelque chose de pertinent». Elle ajoute que les informations transmises par l’officier de police principal et le commissaire principal «venaient en complémentarité d’un dispositif qui était déjà en place». Elle évoque notamment les filatures de Martinez Zogo. Puis, elle précisera que le Imsi Catcher ne peut fonctionner sans fiche technique, lorsqu’elle est interrogée par M. Eko Eko.
L’officier de police principal Guy Serge Heudji va prendre l’initiative de venir contre-interroger Mme Moudie. Il se montre particulièrement agressif dans l’échange, reconnaissant son erreur d’avoir transmis la fiche technique sans avoir informé la DSE, tout en laissant croire que l’ingénieur des télécommunications ne maîtrisait pas suffisamment ses collaborateurs et qu’il y a des inexactitudes dans ses déclarations devant la commission mixte. Ces insinuations vont révolter le témoin, qui déclare au tribunal qu’il est déçu par le comportement de son ancien collaborateur. Elle s’étonne que M. Heudji se permet de lui faire des leçons alors qu’il a rendu service au colonel Danwé contre espèces sonnantes et trébuchantes, sans prendre la peine de l’informer de ce qui s’était passé.
Dans ce long développement au cours duquel le témoin donne l’impression de ne plus respirer, le colonel Danwé va en prendre pour son grade. L’accusé Heudji, qui explique avoir accepté la somme de 15 mille francs à lui remise par l’ancien DO parce qu’on était en janvier, la saison des vœux, et que c’était pour prendre un pot, offre l’occasion au témoin de lui dire qu’il aurait dû se rendre compte que les agissements du colonel Danwé étaient louches, à partir de l’enveloppe donnée. C’est un homme, dit-elle, qui est connu pour sa chicheté et qui ne donne rien pour rien. Cette déclaration choc soulève l’hilarité du public, visiblement déjà fatigué. Le public découvre donc que derrière la jeune femme apparemment docile, qui témoigne depuis plus de 19 heures, se cache une vraie lionne, prête à rugir quand elle se sent attaquée.

A propos des caméras…
Me Mbuny, l’avocat du colonel Danwé, est revenu devant chacun des deux témoins anciennement haut responsables de la Dgre, pour les interroger sur la présence d’une caméra dans le bureau de son client, une façon de montrer que ce dernier était sous la sellette. Il voulait à chaque fois savoir ce qui justifiait la présence de cette caméra. Le commissaire divisionnaire James Elong Lobe, après avoir dit qu’à son époque une telle caméra n’existait, s’est dit incapable de répondre à la question posée. C’est en posant ses questions à ce témoin que Leopold maxime Eko Eko a indirectement donné des éléments de réponse sur ce sujet. Il a insinué qu’à l’époque du témoin comme DO, jamais une arme à feu n’avait été prêtée à un ancien braqueur, qui fut arrêté par le Groupement mobile d’intervention de la police. De là à déduire que la caméra de surveillance visait à empêcher d’autres situation de ce type…

A propos des écoutes…
Le suivi presse dont faisait l’objet Martinez Zogo depuis une dizaine d’années, est un «recueil passif d’informations qui permet d’informer la hiérarchie sur les échanges d’un numéro. Il n’est en aucun cas question de tuer quelqu’un. Martinez Zogo était plus utile à la Dgre vivant. Il donnait beaucoup d’informations sur les hautes personnalités. C’est pour tout cela qu’il est resté longtemps dans les machines. Je ne pense pas qu’il y ait un lien entre le ciblage de Martinez Zogo depuis 2018-2019 et ce qui s’est passé en 2023…
La réforme de la Dgre, qui a abouti, entre autres, à la création de la DES, a bénéficié d’une autorisation du président de la République. Les équipements de la DES ont été acquis avec les fonds de l’Etat. La DES fait un recueil passif fidèle des informations brutes, sur la base d’un ciblage ordonné par le DG. Elle ne les analyses pas. Il existait au cabinet du DG une cellule de synthèse dont le rôle est de rendre plus compréhensibles les données brutes reçues des autres directions comme la DES.
Pour montrer l’utilité des installations de la DSE pour la sécurité du pays, le témoin va expliquer, lorsqu’il est interrogé par son ancien DG, que souvent, son service était instruit de sélectionner une BTS, c’est-à-dire une antenne de relais d’un opérateur téléphonique, afin d’analyser toutes les communications qui y ont transité. Et «la cellule de synthèse avait la capacité d’identifier le nœud d’un réseau, ses relais et les exécutants». Et sur la base des graphes de la cellule de synthèse, poursuit le témoin, «le DG pouvait ordonner la mise sur écoute d’un numéro».

A propos de la fiche technique
La fiche technique est utile, c’est un outil d’aide à la décision. Elle est utile, parce qu’elle aide à comprendre le comportement d’une cible. Elle résulte du suivi d’une numéro et non d’une personne physique. Mais elle peut conduire les opérationnels sur une mauvaise piste, parce que, parfois, l’identification du numéro peut ne pas être celle de son utilisateur du numéro ou que le téléphone peut ne pas être à la disposition du titulaire présumé. Prise séparément, la fiche technique ne peut servir à rien, mais lorsqu’elle est associée à certaines données, elle peut parvenir à quelque chose de pertinent.
Je ne comprends pas pourquoi M. Danwé saisit directement mes collaborateurs alors que j’aurais fait établir rapidement une fiche technique si le DG me l’avait demandé. Lorsque je recevais des requêtes techniques de M. Danwé, je devais toujours recevoir l’approbation du DG. La DSE n’avait pas le droit d’éditer et de diffuser une fiche technique sans l’aval du Dgre. Cette affaire est à contre-courant de ce que nous faisions à l’époque à la Dgre. Sur Cette base, je dirais que le DG n’était pas informé de l’affaire Martinez Zogo. Il n’a pas ordonné cette opération.

 


Amougou Belinga et sa relation avec le président centrafricain

Amougou Bélinga contre Eko Eko
En principe, les témoignages du commissaire divisionnaire James Elong Lobe et de l’ingénieure Moudié née Bassogo ne concernaient pas directement M. Amougou Bélinga et M. Bruno Bidjang, par rapport aux faits qui les relient à l’affaire Martinez Zogo. Leurs avocats auraient donc pu ne pas auditionner ces deux témoins. Mais, si Me Tchoungang et l’ensemble du collectif des avocats qu’il dirige se sont montrés suffisamment discrets lors du passage de l’ancien Directeur des opérations de la Dgre dans le box des témoins, tel n’a pas été le cas avec l’ancienne cheffe de Division de la surveillance électronique (DES). Ces avocats ont essayé d’obtenir de ce témoin des déclarations selon lesquelles les écoutes téléphoniques dont faisait l’objet Martinez Zogo depuis 2017 pouvaient avoir pour suite logique le sort qu’il a subi en 2023. Autrement dit, que sa mort serait la conséquence du fait qu’il était une « cible de la Dgre » pendant six ans.


Par ailleurs, par leurs questions ou leurs commentaires, les conseils du patron de Vision 4 TV ont aussi laissé-croire que l’ancien patron de la Dgre pouvait représenter un danger pour le président de la République, exposé, selon Me Tchoungang, à une mise sur écoute par M. Eko Eko selon ses humeurs. M. Amougou Bélinga est venu renforcer cette impression en disant avoir été placé sur écoute depuis 2015 et avoir fait l’objet d’un complot de l’ancien patron de la Dgre. L’homme d’affaires est allé jusqu’à révéler publiquement ses relations avec M. Obiang Nguema Bassogo, le chef de l’Etat de la Guinée Equatoriale. Il a affirmé que M. Eko Eko avait tenté de compromettre lesdites relations par un rapport erroné adressé au président de la République. Il a dit qu’avec le concours du patron de la police, M. Mbarga Nguele, cette situation avait été corrigée en sa faveur. Et les renseignements donnés au président Obiang Nguema avaient été confirmés par le Dgsn. Avec des suites judiciaires appropriées.
Si M. Eko Eko n’a pas pu réagir à la prise de parole de M. Amougou Bélinga, finalement sans aucun rapport avec le fond du procès, le patron de Vision 4 étant intervenu après lui, il n’a laissé prospérer aucun doute sur les insinuations de l’équipe de défense de l’homme d’affaires. Par ses questions successives, il a fait admettre par le témoin, Mme Moudié, que la Division de la sécurité électronique était l’émanation d’une réforme profonde de la Dgre autorisée par le chef de l’Etat lui-même. Que «les équipements techniques de la DSE [destinées notamment aux écoutes téléphoniques] ont été acquis avec les fonds de l’Etat ». Que le dispositif de la DSE opérait le suivi, non pas des individus, mais des numéros de téléphone. Et que la DSE ne traitait pas les données recueillies, mais les mettait à la disposition d’un autre service très important de la Dre, à savoir la Cellule de synthèse.
Le rôle de cette cellule, a-t-on appris à la suite de l’interrogatoire, «est de transformer les données reçues [de la DES notamment] en informations lisibles et compréhensibles pour tout le monde» pour les besoins des opérations de la Dgre. Les interceptions des communications (écoutes) «ne sont pas des interceptions judiciaires, mais des interceptions de sécurité contrôlées par le pouvoir exécutif», a-t-il été précisé.
Au bout du compte, il n’est pas certain que M. Amougou Bélinga ait finalement tiré profit du témoignage de Mme Moudié pour sa défense. Parce que ce témoignage, comme celui de M. Elong Lobe, atteste largement que M. Eko Eko n’a jamais été en position d’être informé du sort réservé à Martinez Zogo. Et si cette impression venait à perdurer, elle aurait pour conséquence directe, à moins d’un rebondissement puisque le procès se poursuit, d’installer fortement le patron de Vision 4 comme le principal, à défaut d’être l’unique commanditaire du processus qui a abouti à la mort de l’homme des médias. Cette thèse, rappelons-le, avait pris de l’épaisseur avec la descente du Tribunal militaire à Amplitude FM et l’écoute de certaines des dernières émissions produites par Martinez Zogo. Ces émissions mettent en évidence l’hostilité que l’animateur radio avait pour l’homme d’affaires.

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