• Se connecter
  • S'abonner
Kalara Hebdo
Advertisement
  • News
    Rouleau compresseur déclenché à l’encontre de Amougou Belinga

    L’affaire Martinez Zogo, les vidéos de l’horreur et les annonces-chocs…

    Comment un militaire « déserteur » a vaincu le Mindef au tribunal

    Et si certains acteurs judiciaires s’échinaient à plomber le procès ?

    Les conversations controversées de Justin Danwé et M. Mopa

    Les conversations controversées de Justin Danwé et M. Mopa

    La mise en accusation ratée de Modeste Mopa par le parquet

    La mise en accusation ratée de Modeste Mopa par le parquet

    Le ping-pong Ngoh Ngoh/Esso sur les fonds Covid 19

    La mission impossible d’un expert judiciaire manipulé

    • Administration
  • Respublica
    • L’Affaire
    • Plaidoirie
  • Foncier
  • Crimes et délits
    • Réquisitions
    • Chancellerie
  • Se connecter
  • S’abonner
No Result
Voir tous les résultats
  • News
    Rouleau compresseur déclenché à l’encontre de Amougou Belinga

    L’affaire Martinez Zogo, les vidéos de l’horreur et les annonces-chocs…

    Comment un militaire « déserteur » a vaincu le Mindef au tribunal

    Et si certains acteurs judiciaires s’échinaient à plomber le procès ?

    Les conversations controversées de Justin Danwé et M. Mopa

    Les conversations controversées de Justin Danwé et M. Mopa

    La mise en accusation ratée de Modeste Mopa par le parquet

    La mise en accusation ratée de Modeste Mopa par le parquet

    Le ping-pong Ngoh Ngoh/Esso sur les fonds Covid 19

    La mission impossible d’un expert judiciaire manipulé

    • Administration
  • Respublica
    • L’Affaire
    • Plaidoirie
  • Foncier
  • Crimes et délits
    • Réquisitions
    • Chancellerie
  • Se connecter
  • S’abonner
No Result
Voir tous les résultats
Kalara Hebdo
No Result
Voir tous les résultats
Accueil Nécrologie

Quand Alexis Dipanda Mouelle sort de sa réserve pour l’éternité…

TERMINUS. Le plus célèbre magistrat de l’histoire du Cameroun est décédé lundi dernier après 12 ans de discrétion totale. Remplacé sans égard de la présidence de la Cour suprême du Cameroun où il avait passé 20 années d’affilée, il a succombé aux bobos de son âge, à l’Hôpital général de Yaoundé, trois mois seulement après la mort de son épouse. Retour sur le parcours brillant de celui qui a connu toutes les fonctions éminentes de la magistrature.

Alfred William Par Alfred William
11 mai 2026 - Updated On 17 juillet 2026
Dans Featured
Reading Time: 6 mins read
1 0
0
Quand Alexis Dipanda Mouelle sort de sa réserve pour l’éternité…
1
PARTAGES
2
VUES

Par Christophe Bobiokono – cbobio@gmail.com

C’était un homme très fier de lui. Après vingt années passées au poste de premier président de la Cour suprême du Cameroun, il avait brutalement quitté la scène le 18 décembre 2014, à la suite d’un décret du président de la République rendu public ce soir-là peu après la tenue en journée de l’une des toutes dernières sessions de l’histoire du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM). En matinée, l’homme avait présidé la cérémonie solennelle de prestation de serment des membres de la Commission nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (aujourd’hui Commission des Droits de l’Homme du Cameroun) préalable à leur entrée en fonction. En soirée, le premier président se trouvait au domicile de l’un des commissaires à l’occasion du vin d’honneur servi en la circonstance. C’est dans ce milieu festif qu’on vint lui annoncer la fin de son mandat à la tête de la Cour suprême alors qu’il bénéficiait d’une nouvelle prorogation de la date de son départ à la retraite. Pour le digne Sawa qu’il était, c’était un cinglant désaveu. On ne l’a plus jamais aperçu dans les grands salons de la République.

M. Alexis Dipanda Mouelle a donc tenu debout presque 12 ans encore dans la discrétion absolue depuis son départ des affaires. Et le 04 mai dernier, aux premières heures, il a choisi de tirer définitivement sa révérence. Il était interné à l’Hôpital général de Yaoundé pour des soins qu’on sait incontournables pour les personnes de son âge. A 84 ans, il a rendu l’âme, entouré uniquement des membres de sa famille. Mais la nouvelle n’a pas tardé à se répandre à la Cour suprême où il reste une figure emblématique. Et les spéculations ont immédiatement commencé au sujet de ses obsèques. Pour celui qui justifie de l’un des plus brillants parcours professionnel de toute la magistrature camerounaise, les hommages du corps judiciaire devrait être courus à l’esplanade de la Cour suprême qu’il a grandement œuvré à rendre majestueuse. Mais une certaine incertitude plane pour ce rendez-vous rêvé, tant le haut magistrat avait coupé les ponts avec les milieux de la magistrature depuis son départ à la retraite.

L’histoire de M. Dipanda Mouelle, qui a donc passé l’arme à gauche, avec la magistrature commence lorsqu’il démarre son stage d’intégration nanti de sa licence en droit. Ancien élève du célèbre Collège Liberman de Douala, il a fait fausse route à certains de ses camarades tels le brillantissime Leonard Assira Engoute, qui a choisi pour sa part de se former à l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature avant de démarrer sa carrière dans les milieux judiciaires.

Alexis Dipanda

Le 18 décembre 2014, en début de soirée, Alexis Dipanda Mouelle se rend au domicile du professeur Thérèse Atangana qui, dans la matinée, a prêté serment comme nouveau membre de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (Cndhl) devant lui, alors premier président de la Cour suprême. Ce soir-là donc, on célèbre cet évènement. La fête bat son plein au domicile des Atangana. Dipanda Mouelle qui occupait encore sa majestueuse fonction est de la partie avec Clément Atangana, alors président de la Chambre administrative.

C’est dans l’euphorie de cette réception qu’ils apprennent à leur grande surprise (Clément Atangana avait pourtant pris part aux travaux du Conseil supérieur de la magistrature quelques heures plus tôt, Ndlr) que le président Paul Biya a décidé de les envoyer à la retraite. Informés, Dipanda Mouelle et Clément Atangana quittent discrètement le domicile des Atangana. C’est la dernière image que les personnes qui ont pris part à cette cérémonie ont gardé de celui qui a incarné le pouvoir judiciaire au Cameroun pendant plus de 25 ans.

En faisant prêter serment ce 18 décembre-là aux nouveaux membres de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (Cndhl), peu de monde se doutait à cet instant là que le premier président faisait ainsi ses aurevoirs. Dans une salle d’audience qu’il a fréquentée et arpentée pendant 28 ans durant sans discontinuer, c’était là son dernier: «L’audience de ce jour est levée». Le savait-il ? Pour sûr, Alexis Dipanda Mouelle, est apparu ce 18 décembre, particulièrement fatigué et abattu. Il s’en est allé à la retraite.

Une mise à l’écart, estiment certains observateurs du milieu judiciaire camerounais, après que Dipanda Mouelle a laissé acquitter Edouard Etonde Ekoto et, dans la même veine, la juridiction qu’il dirigeait venait d’avoir un rapport favorable à l’acquittement d’Atangana Mebara, pour ne citer que ces cas de figure. Dipanda Mouelle était-il devenu incontrôlable pour le pouvoir exécutif ?

L’ancien premier président de la Cour suprême est parti sans avoir eu droit au moindre honneur. Son timbre hésitant et trainant était alors devenu un rendez-vous. Egal à lui-même, Alexis Dipanda, le président de la haute juridiction s’illustrait aussi par un humour caustique. «J’espère que tout le monde a entendu son nom. Celui qui n’a pas entendu son nom ici ne va pas siéger à la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés. Vos sourires montrent à suffire que tout le monde a entendu son nom, lance le haut magistrat. Il avait ainsi sa façon très particulière de détendre les audiences très guindées et très solennelles de la Cour suprême. A son âge et de par son rang dans la magistrature, le plus ancien au grade le plus élevé, lorsque Dipanda Mouelle parlait de longues heures durant de la «légitimité du juge», les magistrats restaient toutes ouïes.

«Dans la quasi-totalité des cas, les décisions de justice sont décriées par ceux qui ont perdu le procès. Nous faisons alors le procès du juge, perdant de vue que la justice est rendue par des hommes et des femmes, êtres de chair, d’os, de sang, êtres imparfaits, êtres qui ne sont pas plus vertueux que les autres, mais qui ont choisi d’exercer la redoutable et surhumaine mission de juger leurs semblables», déclarait Dipanda Mouelle le 28 février 2013, lors de la rentrée solennelle de la Cour suprême, l’une des dernières qu’il présidait. Parole d’un juge, qui, à l’issue de l’élection présidentielle controversée du 11 octobre 1992, a eu la lourde tâche de rendre publics les résultats de ce scrutin.

En effet, après une procédure qui jusqu’à ce jour n’a toujours pas très bien été comprise, le Social Democratic Front (Sdf), avait procédé au retrait de son recours en annulation. Alexis Dipanda Mouelle a reconnu les irrégularités et les fraudes qui avaient émaillé l’élection, mais a proclamé élu, M. Paul Biya. Le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) l’emportait d’un court écart face à John Fru Ndi qui matérialisait par là même, son assise sur la scène politique camerounaise.

Election de mars 1992

Un épisode qui est intervenu après l’arbitrage d’un autre scrutin qui, selon des observateurs de la scène politique camerounaise, est à ce jour comme l’un des mieux organisés de l’histoire des élections au Cameroun. Il s’agit des élections législatives de mars 1992 au terme desquelles le parti au pouvoir allait se voir devancer par toutes les formations de l’opposition réunies avec 88 sièges. La rectitude du président de la Commission nationale de recensement général des votes (Cnrgv) de l’époque, ne semble pas avoir été appréciée.

L’indépendance affichée par la Cour avait valu le début de l’enfer dans la magistrature à Léonard Assira Engoute qui avait conduit la Cnrgv. Léonard Assira Engoute avait été radié de ce corps. Sous le nez de Dipanda Mouelle qui, lui, a gravi tous les échelons au sein de ce corps. Malgré le poids de l’âge qui ne l’a pas pour autant empêché de lire les résultats de l’élection présidentielle de 2011 pendant 9h de temps-il a continué de tenir les rênes d’une institution qui, depuis la modification constitutionnelle de 1996, fait aujourd’hui office du conseil constitutionnel. Atteint par la limite de l’âge en 2008, Alexis Dipanda Mouelle obtient une rallonge» d’un a du chef de l’Etat, Paul Biya. Jusqu’au 18 décembre 2014 à 20h, il trônait toujours à la tête de la Cour suprême du Cameroun.

Ancien président de la 17ème session du Comité des Nations unies contre la torture, membre de l’Institut international de droit d’expression et d’inspiration françaises (Idef), membre de la Chambre d’arbitrage de la Cour internationale de justice de La Haye, Alexis Dipanda Mouelle est aujourd’hui âgé de 80 ans.

Après son baccalauréat en 1959, il intègre l’Université fédérale du Cameroun en 1960. Il fait partie de la première promotion de la faculté de droit de cette école. Il a pour camarades de classe Louis Yinda, directeur général de la Sosucam, Martin Rissouck à Moulong, ancien procureur général près la Cour suprême avec qui il est parti à la retraite, et Stanislas Melone (major de cette promotion, de regrettée mémoire).

Article précédent

Avec la mort de Alain Massé, Yaoundé peut dormir tranquille…

Prochain article

Le baroud d’honneur de Baba Danpullo face à MTN Cameroun

Alfred William

Alfred William

LiéArticles

Rouleau compresseur déclenché à l’encontre de Amougou Belinga
L'Affaire

L’affaire Martinez Zogo, les vidéos de l’horreur et les annonces-chocs…

Par Alfred William
Comment un militaire « déserteur » a vaincu le Mindef au tribunal
L'Affaire

Et si certains acteurs judiciaires s’échinaient à plomber le procès ?

Par Alfred William
Les conversations controversées de Justin Danwé et M. Mopa
L'Affaire

Les conversations controversées de Justin Danwé et M. Mopa

Par Alfred William
La mise en accusation ratée de Modeste Mopa par le parquet
L'Affaire

La mise en accusation ratée de Modeste Mopa par le parquet

Par Alfred William
Prochain article
Quand la Justice et Baba Danpullo braquent MTN

Le baroud d’honneur de Baba Danpullo face à MTN Cameroun

Premium Content

Etat de la procédure judiciaire concernant l’informaticien

Un neveu de Emmanuel Leubou vole à son secours devant le TCS

Comment les comptes de la Crtv ont été manipulés pour coincer Vamoulké et Cie

Le parquet poursuit son dilatoire dans le procès Vamoulké

«Nous voulons un secrétariat d’État en charge des greffiers»

«Nous voulons un secrétariat d’État en charge des greffiers»

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir l’actualité quotidiennes!

Kalara Hebdo

Categories

  • Administration
  • Chancellerie
  • Communiqué
  • Corporation
  • Crimes et délits
  • Droits de l'Homme
  • Echos du palais
  • Editorial
  • Enquête
  • Entreprise
  • Entretien
  • Famille
  • Featured
  • Foncier
  • L'Affaire
  • Nécrologie
  • NEWS VIDEOS
  • Non classé
  • Note de lecture
  • Plaidoirie
  • Presse
  • Publi reportage
  • Réquisitions
  • Respublica
  • Spécial Présidentielle

© 2021 Kalarahebdo

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password? Sign Up

Create New Account!

Fill the forms bellow to register

All fields are required. Log In

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

No Result
Voir tous les résultats
  • News
    • Administration
  • Respublica
    • L’Affaire
    • Plaidoirie
  • Foncier
  • Crimes et délits
    • Réquisitions
    • Chancellerie
  • Se connecter
  • S’abonner

© 2021 Kalarahebdo

Not enough quota to unlock this post
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?