Par Emile Kitong – ekitong@gmail.com
Plusieurs observateurs se sont émerveillés devant la somme des informations mises à nues par les travaux des deux experts judiciaires en cybercriminalité dont les auditions ont en quelque sorte relancé l’intérêt de l’affaire Martinez Zogo pour le grand public. Alors que la principale salle d’audience du Tribunal militaire de Yaoundé avait de plus en plus tendance à se vider, les passages du 32e et du 33e témoins du ministère public ont sonné un rappel des troupes. Aidé par les échos de la diffusion en plein procès de trois minuscules vidéos montrant le résultat des sévices violents infligés à l’animateur-radio par ses bourreaux avant sa mort, l’affaire est redevenue attractive. L’accusation a, en plus, trouvé l’occasion de faire miroiter aux Camerounais la piste d’autres probables (?) commanditaires de l’assassinat de l’homme des médias, en la personne de M. Modeste Mopa et du «Sgpr». Une manœuvre qui a aussi contribué à redonner un cachet populaire à la procédure judiciaire.
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