Par Christophe Bobiokono et Emile Kitong
Léopold Maxime Eko Eko est un accusé qui ne laisse jamais passer le moindre détail de nature à entretenir l’idée de son implication dans l’assassinat de Martinez Zogo. Comme à son habitude, depuis le début des auditions des témoins en audience publique, il s’est encore attelé, le 2 juin 2026, au moyen de ses diverses questions, à obtenir que soit clarifiée la situation réelle de tous ses téléphones portables dont trois seulement avaient été transmis à l’expert Bell Bitjoka pour leur exploitation. Dans son rapport final, l’expert judiciaire avait écrit avoir découvert au travers de ses recherches que l’ancien DG de la Dgre était propriétaire d’un total de dix téléphones actifs à l’époque des faits. Or, il n’en avait reçus que trois pour exploitation. Et il avait logiquement révélé n’avoir pu accéder qu’à «30% de la scène numérique» de l’accusé. Ce qui laissait sous-entendre théoriquement que 70% des communications du concerné pouvaient échapper à l’enquête. Probablement du fait du concerné lui-même.
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